thriller hallucinogène en forêt
Campagne Cauchemar nous plonge dans la vie d’un petit village près de la forêt.
On y découvre une agente immobilière, toujours à la limite d’un burn-out, qui
sillonne les petites routes à vive allure. Elle maudit les sapins qui prennent, dit-
on, trop de place dans la région.
Un matin, elle fait la rencontre de Potimarron et Pamplemousse, deux néoruraux
à la recherche d’une maison. Grâce à elle, ils achètent la dernière vieille bâtisse
du Petit Coin de l’Angoisse, un lieu-dit proche du village. Tout y est à refaire, la
voisine gueule souvent et Diabolica, une jeune femme du coin, erre dans les
parages, déçue de ne pas avoir eu son prêt pour acheter cette même maison. Pamplemousse devient assez vite populaire dans le hameau, alors que Potimarron se
fait de plus en plus embêter par les autres villageois·es. Ça jase au carrefour des
secrets : Potimarron est un ancien flic, qu’est-il venu faire par ici ? Il a l’air un peu
trop gentil, non ?
La routine du village perdure dans cette atmosphère inquiétante, on se rend
au carrefour des secrets pour ragoter, s’embrasser, se confier, les maisons ne
cessent de murmurer la nuit et les champignons poussent et dansent de plus
belle. Campagne Cauchemar prend la forme d’un thriller où tous les personnages
sont à la fois bons et mauvais, fantasques et ordinaires, touchants et ridicules.
Le spectacle se déploie totalement à travers des scènes purement théâtrales, des
moments chorégraphiques dans la tradition des fééries du XIXème siècle (danse
des sapins dans le vent, danse des sapin-chiens, ballet des champignons, fête de la
Samain réunissant toutes les créatures) et un travail musical sur l’interprétation
chantée des sons de la campagne et de la forêt par une chorale municipale qui
s’intègre aux scènes collectives.